Une révolution est en marche avec les blockchains, qui devrait toucher les métiers du droit (notaires, avocats), de la finance (banques commerciales et centrales), l’Etat (registres fonciers, organisations, pouvoir financier), les comptables et auditeurs, ou encore le commerce au niveau mondial. Ils s’agit d’un changement comparable à l’arrivée d’Internet et les changements profonds que ce réseau a amené, impactant largement notre mode de vie et véhiculant à ses débuts le même scepticisme. La plus célèbre blockchain est sans doute le Bitcoin, quasi-monnaie (la définition fait débat) virtuelle que les banques commerciales et centrales s’emploient à imiter. Ainsi la banque centrale de Singapour a-t-elle investi environ USD 225 millions dans ce domaine en 2015 et les banques commerciales s’unissent pour concurrencer ce développement clé (voir Comprendre la blockchain : anticiper le potentiel de disruption de la blockchain sur les organisations, Livre Blanc, édité en janvier 2016 par uchange.co). En Suisse, le Canton de Zoug, qui s’est arrogé la dénomination de « Crypto Valley », est le premier endroit au monde à accepter que ses services publics soient payés en Bitcoins (voir Le Temps, éd. Spéciale du 13 septembre 2016, p. 8). Au niveau juridique qui nous occupe principalement, c’est la forme même des échanges directs entre particuliers sous la forme de “smart contracts” qui apportera un changement de paradigme. La définition même des “smart contracts” est sujette à débats mais peut être circonscrite selon certains spécialistes comme “un programme informatique dont l’exécution est autonome, automatique, totalement transparente”, enregistré sur une blockchain telle Ethereum (voir Séminaire de la faculté de droit de l’université de Neuchâtel du 4 octobre 2016 : Fintech, Bitcoins, Blockchains, Decentralized autonomous organization (DAOs) : THE FUTURE IS BRIGHT, THE FUTURE IS DECENTRALIZED).


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