Le Financial Times, dans son édition du 24/25 mai 2014, a commenté de manière extensive l’amende de GBP 26 million prononcée par le régulateur bancaire du Royaume-Uni à l’encontre de Barclays pour manipulation du cours de l’or. Le régulateur du Royaume-Uni (UK’s Financial Conduct Authority) a considéré qu’un trader de la banque Barclays avait manipulé le London gold fix et blâmé la banque pour « neuf ans de contrôles laxistes ». Si cette amende est peu spectaculaire en comparaison à celle de USD 2.6 milliards infligée au Crédit Suisse pour son soutien aux fraudeurs fiscaux américains, « cette amende est un élément clé pour d’autres raisons ». Tout d’abord, elle devrait accélérer la fin du système de fixation du prix de l’or. Ensuite, contrairement au dossier Crédit Suisse, où la banque avait assisté ses clients à contourner les lois fiscales, la manipulation du prix de l’or a été réalisée aux fins de « permettre à Barclays de bénéficier d’un montant d’USD 3.9 million au détriment de l’un des ses clients. » Finalement, le trader en question a débuté son emploi au sein de Barclays le 28 juin 2012, soit au lendemain du jour où « Barclays avait payé GBP 290 million aux régulateurs du Royaume-Uni et des Etats-Unis en règlement des allégations de manipulation du taux Libor. »


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